Avons été reçus au rectorat jeudi 27 mars 2008 (il y avait un préavis si pas reçus !). Nous avons appris que les suppressions de postes (10% environ en moins dans la DGH) rétablissaient la justice puisque nous étions surdotés jusque là, que nous avions des élèves favorisés dans l’ensemble (il est sûr que les riches habitent tous à Berre au pied de la raffinerie Shell !) et que si nos résultats au bac étaient en baisse, il fallait nous remettre en question !
Mardi midi pour le 1er avril : pique-nique « en noir » sur le parvis du lycée pour enterrer l’E.N. !
Après le passage, agité, des élèves de Montmajour jeudi dernier, et la volonté manifeste de certains élèves de participer à la manifestation, les élus du CVL ont décidé de prendre les choses en main. Ils organisent demain 1er avril à 13h30 une manifestation.
Leurs revendications :
Pour une école de qualité : halte aux heures suppriées : Pasquet - 60h
Gardons notre bac à options
Non à la gestion comptable
Oui à une relation de qualité entre les élèves et les profs
Depuis quelques mois circulent sur le net des images hautement subversives où sont comparés les coûts et bénéfices de mesures aussi variées que la suppression des postes d’enseignants, les délits d’initiés chez EADS, le modeste salaire de Sa Sainteté le Président de la Répuplique, et le cadeau Bonux… euh… paquet fiscal.
Le responsable de cette infamie est Jean-Pierre Leroy, dont le blog mérite lecture.
Nous aspirons tous à ce que la mobilisation prenne de l’ampleur, qu’elle se fasse entendre et que le plus grand nombre de personnes s’y investissent.
Pour que cela arrive, il est aussi important de souligner notre investissement
en reprenant les informations d’un peu partout (c’est ce que je m’efforce à faire sur ce blog, grâce à vos informations) ;
en diffusant ces informations à notre carnet d’adresses (tout le monde peut recevoir, quotidiennement, les mises à jour de ce blog en s’inscrivant ici) ;
en apportant notre soutien aux initiatives en cours : commentaires sur les blogs, dans les forums, sur les sites de vidéos.
Les élèves du Lycée Bellevue (Albi, Tarn) s’opposent à la disparition des options :
L’initiative a été mal vue par certains (voir les commentaires sur YouTube), car se focalisant sur un seul aspect des réformes en cours et à venir. L’idée est pourtant loin d’être mauvaise :
la disparition des options est une des manifestations les plus sensibles de ce qui nous attend ;
elle est la conséquence des réductions de postes : maintenir les options interdirait les suppressions massives et in fine la reforme toute entière ;
c’est probablement avec de tels arguments que le public pourra être convaincu de l’ineptie des réformes.
De plus, cette initiative se place explicitement dans un contexte plus large :
Nous, élèves du lycée Bellevue d’Albi, étant à l’origine de ce site, nous souhaitons porter ce message : « Nous disposons d’un système éducatif qui marche et tire tout le monde vers le haut, ne le laissons pas périr au nom de la rentabilité ».
J’ai changé le modèle du blog pour quelque chose d’un peu moins sophistiqué mais qui me semble plus lisible. En particulier, les polices (titres) et les couleurs (liens) étaient peu satisfaisants dans le modèle précédent. Malheureusement, sur wordpress, il n’est pas possible de personnaliser individuellement les divers élément de présentation pour les blogs gratuits.
Il n’est pas centralisé, il n’est pas médiatisé, et pourtant le mouvement prend partout en France. Si les médias nationaux commencent à s’y intéresser vaguement, c’est sur les blogs, les sites syndicaux et les médias alternatifs qu’on sent monter la température. Petit tour d’horizon :
“Réseau des bahuts” est un collectif d’enseignants issus d’horizons variés, en relation depuis le mouvement de 2003. [...] Ainsi le RéseaudesBahuts, en se plaçant en dehors de tout cadre institutionnel classique, entend œuvrer à la construction d’une force d’information, de décryptage, de vulgarisation, de diffusion, de débats, de propositions pour résister efficacement à l’offensive généralisée en cours.
D’ores et déjà, de nombreux établissements du second degré dont des lycées professionnels, en Ile-de-France sont en grève reconductible, en blocage ou en action (manifestations devant les Rectorats ou les Conseils généraux rassemblant enseignants, parents et lycéens) depuis trois semaines pour certains établissements en : Seine-et-Marne, dans les Yvelines (lycées Condorcet, Saint-Exupéry, collèges Galilée, Thierry, Cézanne, Clemenceau et La Vaucouleurs à Mantes et Limay), en Seine-St-Denis (Saint-Denis, Drancy, Bobigny, Montreuil, Aubervilliers, Aulnay, Chelles…), dans l’est parisien (Lycée Voltaire, Bergson…).
Nous étions cinq, hier, à représenter le lycée Pasquet à la manifestation à Marseille : Audrey, Élisabeth, Emma, Lucile et Christoph. Ce n’était pas la foule, mais une fois le défilé engagé sur les boulevards, les quelque 3000 personnes présentes ont fait leur petit effet.
Nos « déguisements » improvisés pendant le voyage (au prix de quelques narines irritées par le parfum des feutres) ont eu un grand succès auprès des photographes.
Le jeu de la semaine
Mettez sur chaque dos le prénom de son propriétaire (photos publiées sur le site m6info.fr).
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Couverture presse
La Marseillaise et La Provence ont chacune consacré un article à cette manifestation. À noter que, sur la même page, La Marseillaise publie aussi un edito sur le sujet de la reforme de l’enseignement (par Nadjib Touaibia). Extraits :
Xavier Darcos [...] peut toujours promettre de corriger les imperfections du système, de lutter contre l’échec scolaire et de marquer son passage par la valorisation du métier d’enseignant. Les profs font, eux, le triste constat d’une détérioration continue de leurs conditions de travail. Ils mesurent les dégradations en perspective à l’aune des fameuses dotations globales horaires (DGH), supposées « ajuster » les effectifs de profs en fonction du nombre d’élèves. Une véritable saignée en réalité, au moyen d’une politique de suppression massive de postes.
Comment peut-on prétendre hisser l’enseignement vers de meilleurs niveaux en multipliant les heures supplémentaires et en surchargeant les classes ? Xavier Darcos est décidément l’homme orchestre d’une démarche chef d’œuvre d’incohérence.
Grève nationale pour nos emplois nos métiers nos salaires
Mardi 18 mars : Greve nationale
pour nos emplois nos métiers nos salaires
La préparation de rentrée 2008 est marquée par les suppressions de postes, une augmentation importante des heures supplémentaires, des options ou des classes entières qui disparaissent et des effectifs qui grimpent. Lycées bloqués, grèves académiques, rassemblements, actions d’établissements ; la colère des personnels de l’éducation est visible partout. Le SNES soutient les actions dans les établissements et appelle a les développer partout.
Ces retraits massifs de moyens donnés à l’Éducation nationale que le gouvernement entend poursuivre et accentuer (80 000 suppressions d’emplois programmées d’ici 2012) impliquent de faire travailler davantage des professeurs au statut plus flexible.
C’est tout le sens des propositions du rapport Pochard (Bivalence, allongement du temps de travail, évaluation par le seul chef d’ établissement, heures supplémentaires comme seul levier de revalorisation) qui prépare les discussions avec le ministre sur l’évolution de nos statuts, Xavier Darcos devant annoncer ses décisions en mai.
Le SNES appelle a la grève le 18 mars avec le snep-fsu, le snuep-fsu, l’unsen-cgt, le sn-FO-lc et sud-éducation pour un collectif budgétaire, pour une autre rentrée 2008 et pour imposer l’ouverture de négociations sur nos métiers sur d’autres bases que celles du rapport Pochard .
Le SNES propose d’inscrire cette journée dans un plan d’action sur la durée dont les modalités précises seront décidées sur la base des résultats de la journée du 18 et des remontées des établissements . Il réunira pour cela l’ensemble des représentants de toutes les académies dès le 19 mars . Faites remonter auprès de vos sections académiques ou sur secgene2@snes.edu les propositions d’actions issues des réunions des personnels dans votre établissement.