Le 14 avril dernier, la FCPE faisait part de son inquiétude concernant la transposition en droit national de certaines directives communautaires relatives à la discrimination.
Menaces sur la laïcité et la mixité garçon-fille à l’école
La FCPE exige le retrait de l’article 2 alinéa 4 du projet de loi relative à l’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, qui autorise « l’organisation des enseignements en regroupant des élèves en fonction de leur sexe ».
Cet article porte atteinte au principe de laïcité et de mixité à l’école car, sous couvert de lutte contre les discriminations, il permet à tous les particularismes religieux d’exiger la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement.
Comment les parents et les enseignants pourraient-ils accepter l’intrusion de ces revendications religieuses ou scientistes dans le fonctionnement quotidien de l’école ?
Par ailleurs, la FCPE dénonce les propos choquants de la secrétaire d’Etat à la Famille qui prend l’enseignement privé pour modèle.
La FCPE rappelle que l’égalité des filles et des garçons est une obligation légale et une mission fondamentale de l’Éducation nationale.
Il ne pourrait y avoir des enseignements pour les filles et d’autres pour les garçons.
L’éducation à l’égalité est une condition nécessaire à l’évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées doivent être les lieux d’un véritable apprentissage de l’égalité entre les filles et les garçons.
La FCPE invite toutes les organisations laïques à se mobiliser.
Lycéens: la FIDL appelle à la fin de la mobilisation
Tristan Rouquier, ancien president de la FIDL lors d’une manifestation à Paris en novembre 2007 (Reuters)
Le principal mouvement lycéen estime avoir obtenu suffisamment d’avancées de la part du ministère pour cette année.
[...]
«On appelle à la fin de la mobilisation pour cette année scolaire mais à la reprise du mouvement à la rentrée, précise Alix Nicolet, présidente de la FIDL à Liberation.fr. [...]»
Notez que la grève n’est plus exclusivement celle de la fonction publique : FO Assurances y appelle aussi, ainsi qu’une intersyndicale de Cap Gemini (boîte d’informatique).
Au passage, je viens de découvrir le site POOLP (Personnels Obstinément Opposés à la Loi Pécresse). Arf !
Entre 300 et 500 lycéens (400 selon la police) ont manifesté toute la journée dans les rues d’Arles pour protester contre les suppressions de postes voulues par le ministère de l’éducation.
Si vous disposez de photos ou de vidéos (plans collectifs uniquement) et que vous acceptez de les voir publiés ici, merci de me les envoyer à « blipa à laposte point net » (« à » signifiant « arobase »).
La mobilisation, entamée dans le département la semaine précédant les vacances de février, a repris dès la rentrée, le 10 mars, touchant au total 23 lycées sur 55.
Samedi, au lycée Gustave Eiffel de Gagny, en Seine Saint-Denis, des lycéens ont organisé un blocus de leur établissement, pour protester contre la suppression de postes de professeurs. Les CRS ont brisé leur action, en recourant à des gaz lacrymogènes.
Une vingtaine de parents et d’enseignants ont entamé lundi, en début de soirée, l’occupation du lycée Pierre-d’Aragon de Muret, au sud de Toulouse, pour protester contre la suppression définitive de 16 postes, dont 11 de professeurs [...]
Le syndicat Snes-FSU de Créteil a condamné lundi les “violences policières” dont ont été victimes samedi, selon ce syndicat, des lycéens et des enseignants d’un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis).
[...] “Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions: elles ont été largement discutées depuis août, et votées par le parlement en novembre. Même si je voulais revenir en arrière, je ne peux pas”, a déclaré le ministre dans cet entretien, en assurant qu’il était “prêt à parler” avec les lycéens “des vrais défis du lycée”. [...]
Jack Lang (PS) a tiré lundi la sonnette d’alarme sur une “crise grave” du système éducatif, dénonçant un “plan pluriannuel de destruction d’emplois de professeurs qui mine gravement le climat”.
Entre 300 et 500 lycéens (400 selon la police) ont manifesté toute la journée dans les rues d’Arles pour protester contre les suppressions de postes voulues par le ministère de l’éducation.
Une soixantaine de professeurs des 17 lycées agricoles publics de Midi-Pyrénées se sont rassemblés mardi devant la préfecture à Toulouse pour protester contre la suppression annoncée de 14.000 heures d’enseignement équivalant à 20 postes d’enseignants [...]
Les lycéens, qui ont manifesté mardi essentiellement en région parisienne contre les milliers de suppressions de postes dans l’Education, ont estimé avoir franchi “un nouveau cap” dans la mobilisation, mais Xavier Darcos a refusé de revenir sur ces suppressions.
Plusieurs milliers de lycéens, entre 11.000 et 13.000 selon les organisateurs, 4.500 selon la police, ont manifesté mardi à Paris pour protester contre les milliers de suppressions de postes. [...]
Quelque 100 à 150 lycéens qui manifestaient à Créteil contre les suppressions de postes ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogène par la police [...]
Aujourd’hui, de midi à 13h30, plus de 50 professeurs, lycéens et parents d’élèves, tous vêtus de noir, ont symboliquement enterré le lycée Jean-Monnet de Vitrolles [...]
Le syndicat Snes-FSU de Créteil a condamné lundi les “violences policières” dont ont été victimes samedi, selon ce syndicat, des lycéens et des enseignants d’un lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis).
Alors que les lycéens défilent mardi contre les suppressions de postes d’enseignants, le ministre de l’Education dénonce «le discours alarmiste et mensonger de certains syndicats».
L’inspection académique d’Ille-et-Vilaine a décidé de faire appel à des enseignants retraités afin d’assurer des remplacements en école primaire pour “répondre à un problème conjoncturel” [...]
Les responsables de 19 organisations du monde éducatif et des spécialistes ont dénoncé mardi les aberrations qui émaillent selon eux les nouveaux programmes de l’école primaire [...]
Avons été reçus au rectorat jeudi 27 mars 2008 (il y avait un préavis si pas reçus !). Nous avons appris que les suppressions de postes (10% environ en moins dans la DGH) rétablissaient la justice puisque nous étions surdotés jusque là, que nous avions des élèves favorisés dans l’ensemble (il est sûr que les riches habitent tous à Berre au pied de la raffinerie Shell !) et que si nos résultats au bac étaient en baisse, il fallait nous remettre en question !
Mardi midi pour le 1er avril : pique-nique « en noir » sur le parvis du lycée pour enterrer l’E.N. !
Après le passage, agité, des élèves de Montmajour jeudi dernier, et la volonté manifeste de certains élèves de participer à la manifestation, les élus du CVL ont décidé de prendre les choses en main. Ils organisent demain 1er avril à 13h30 une manifestation.
Leurs revendications :
Pour une école de qualité : halte aux heures suppriées : Pasquet - 60h
Gardons notre bac à options
Non à la gestion comptable
Oui à une relation de qualité entre les élèves et les profs
Il n’est pas centralisé, il n’est pas médiatisé, et pourtant le mouvement prend partout en France. Si les médias nationaux commencent à s’y intéresser vaguement, c’est sur les blogs, les sites syndicaux et les médias alternatifs qu’on sent monter la température. Petit tour d’horizon :
“Réseau des bahuts” est un collectif d’enseignants issus d’horizons variés, en relation depuis le mouvement de 2003. [...] Ainsi le RéseaudesBahuts, en se plaçant en dehors de tout cadre institutionnel classique, entend œuvrer à la construction d’une force d’information, de décryptage, de vulgarisation, de diffusion, de débats, de propositions pour résister efficacement à l’offensive généralisée en cours.
D’ores et déjà, de nombreux établissements du second degré dont des lycées professionnels, en Ile-de-France sont en grève reconductible, en blocage ou en action (manifestations devant les Rectorats ou les Conseils généraux rassemblant enseignants, parents et lycéens) depuis trois semaines pour certains établissements en : Seine-et-Marne, dans les Yvelines (lycées Condorcet, Saint-Exupéry, collèges Galilée, Thierry, Cézanne, Clemenceau et La Vaucouleurs à Mantes et Limay), en Seine-St-Denis (Saint-Denis, Drancy, Bobigny, Montreuil, Aubervilliers, Aulnay, Chelles…), dans l’est parisien (Lycée Voltaire, Bergson…).
Nous étions cinq, hier, à représenter le lycée Pasquet à la manifestation à Marseille : Audrey, Élisabeth, Emma, Lucile et Christoph. Ce n’était pas la foule, mais une fois le défilé engagé sur les boulevards, les quelque 3000 personnes présentes ont fait leur petit effet.
Nos « déguisements » improvisés pendant le voyage (au prix de quelques narines irritées par le parfum des feutres) ont eu un grand succès auprès des photographes.
Le jeu de la semaine
Mettez sur chaque dos le prénom de son propriétaire (photos publiées sur le site m6info.fr).
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Couverture presse
La Marseillaise et La Provence ont chacune consacré un article à cette manifestation. À noter que, sur la même page, La Marseillaise publie aussi un edito sur le sujet de la reforme de l’enseignement (par Nadjib Touaibia). Extraits :
Xavier Darcos [...] peut toujours promettre de corriger les imperfections du système, de lutter contre l’échec scolaire et de marquer son passage par la valorisation du métier d’enseignant. Les profs font, eux, le triste constat d’une détérioration continue de leurs conditions de travail. Ils mesurent les dégradations en perspective à l’aune des fameuses dotations globales horaires (DGH), supposées « ajuster » les effectifs de profs en fonction du nombre d’élèves. Une véritable saignée en réalité, au moyen d’une politique de suppression massive de postes.
Comment peut-on prétendre hisser l’enseignement vers de meilleurs niveaux en multipliant les heures supplémentaires et en surchargeant les classes ? Xavier Darcos est décidément l’homme orchestre d’une démarche chef d’œuvre d’incohérence.